La transgénèse de la soie à partir des animaux

 

L'élevage d'araignées étant trop chers et trop complexe à réaliser, les scientifiques, grâce à l'évolution notamment dans le domaine de la biochimie, se sont tournés vers une production de la soie moderne : La transgénèse de celle ci chez des animaux.


 

Les découvertes et les premères tentatives. 

En 1990, Lewis, grâce à un financement de l'armée américaine, identifia les deux gènes produisant la soie. Avec cette information, des scientifiques de l'Us army soldier and Biological Chemical Command à Natick et l'université du Wyoming essayèrent d'en produire de grandes quantités.  

 

Mais la technique qui consiste à inciter des bactéries à produire des protéines a des résultats limités. En effet, les essais réalisés sur des cochons d'indes, sur des cellules de pis de vaches ou encore dans une bactérie connue sous le nom de levure de bière n'étaient pas satisfaisant.

 

Nous avions une production de faible quantité pour une qualité très modeste. Cela était peut être dû à cause de la mauvaise réception des espèces animales. Il fallait donc chercher une espèce pouvant coder ces gènes qui sont très complexe. En effet, la soie d'araignée tire sa force de la nature répétitive de ses gènes. Or chez ses animaux, nous avions une coupure de la séquence d'acide aminé ce qui explique une fibre de qualité inférieure.


 

La transgénèse réussie sur des chèvres. 


La firme Nexia Technologies, de Sainte-Anne de Bellevue a découvert l'espèce animal qui pouvait le mieux coder les gènes produisant la soie d'araignée : les chèvres. En effet, ces animaux pouvaient produire avec ce gène, dans leur lait, une protéine qui, une fois extraite et synthétisée, donnait le matériau souhaité. Comme le dit Anthoula Lazaris, le signataire principal de cette découverte : « Ce n'est plus exactement de la toile d'araignée, mais ca en a toutes les propriétés ». Or, les propriétés de la soie sont ce qui intéressent le plus les chercheurs.

 

C'est donc vers les années 2000, 10 ans après la découverte de Lewis, que les premiers essais ont pu aboutir. En effet, un membre de la fime Nexia, Jeffrey Turner, a réussi à introduire le gène de la soie d'araignée dans le code génétique des chèvres. C'est donc dans ce laboratoire qu'est née la première chèvre araignée. La soie produite étant de bonne qualité, ce premier test a donc été une réussite. Depuis lors, la compagnie a donné le jour à des douzaines de chèvres génétiquement modifiées qui produisent la protéine de soie dans leur lait.

 

Cependant, il reste un menu problème : produire cette fibre en grande quantité, sans qu'il en côute une fortune. Or, les chèvres comportant ces gènes sont déjà enceintes. Nous avons donc une descendance qui se prévoit. De plus, Nexia a employé les grands moyens : une ferme immense, des chèvres transgéniques élevées avec plus de 1000 autres individus normaux. « La chèvre-araignée » a donc bel et bien vu le jour.




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